Du gras, des noix, puis des cartes
Quatre siècles de commerce, deux ans de travaux et une idée simple : garder la cave froide telle quelle, et y mettre des tables au lieu de caisses.
Une adresse qui sentait encore la noix
Le bail précédent datait de 1974 : un grossiste en conserves y stockait ses bocaux. Sous les palettes, le sol de pierre portait encore les rigoles de l'ancienne réserve à gras.
Nous avons enlevé un faux plafond, dégagé deux mètres quarante de voûte et trouvé la balance du marchand derrière une cloison de plâtre. Elle sert aujourd'hui de comptoir.
La salle haute a été refaite en dernier : trente couverts, un passe ouvert sur la cuisine, et une seule fenêtre donnant sur la rue pavée.

Deux ans
La durée des travaux, l'essentiel passé à assainir la cave.
Cinq personnes
L'équipe complète, cuisine et salle réunies.
Six tapis
La capacité de la cave, une fois les tables espacées.
Trois choses qui ne changeront pas
- Le jeu reste un jeu : pas de mise, pas de gain, pas de classement affiché.
- Le marché commande la carte : produit absent, ligne effacée, sans remplacement de circonstance.
- Personne ne repart au volant après une soirée arrosée sans qu'on ait proposé un taxi.